(English version below)
Encadrée par Divya Madhavan, directrice du département de langues à CentraleSupélec et coach de débat, CSDebating à CentraleSupélec comprend deux équipes de débat : une équipe Bachelors et une équipe grande école qui participe au tournoi de la French Debating Association (FDA).
Le tournoi de la FDA est un concours annuel de débat en anglais créé en 1993 avec quatre équipes seulement qui voit aujourd’hui concourir 17 grandes écoles et universités. Ce tournoi qui s’inspire des débats du parlement britannique se déroule en plusieurs épreuves pendant lesquelles les équipes participantes débattent d'une motion, les orateurs et oratrices de « la proposition » et de « l’opposition » intervenant par alternance pour défendre leurs positions par des discours préparés d'une durée de six minutes, avant de laisser davantage de place à l'improvisation et aux jeux de rhétorique afin de séduire le public et de convaincre les membres du jury.
Ce mardi 24 mars au soir, il est plus de 21h30, et pourtant personne ne quitte la salle. À l’ambassade de Tanzanie, les regards sont suspendus au verdict. Quelques instants plus tôt, les étudiants de CentraleSupélec et de l’ENSAE ont livré une demi-finale d’une intensité rare. Les arguments se sont enchaînés avec précision, les réfutations ont été millimétrées, et chaque prise de parole semblait pouvoir faire basculer l’issue. Puis le score tombe : 21 à 20. Un point d’écart. Assez pour envoyer CentraleSupélec en finale.
Après leur sacre en 2025, les étudiants de CentraleSupélec revenaient avec une ambition claire : confirmer leur victoire acquise contre l’université Paris-Saclay au sein d’un prestigieux hôtel de Lassay, résidence de la présidence de l’Assemblée Nationale. Mais dans le tournoi de la French Debating Association, rien n’est jamais acquis. Chaque année, le niveau monte, les équipes se renforcent, et l’exigence progresse. Cette demi-finale en est la preuve éclatante. Face à eux, l’ENSAE ne laisse rien passer. Les échanges sont d’une grande finesse, la maîtrise de l’anglais est totale, et l’improvisation devient un art maîtrisé. La différence ne se fait plus seulement sur la solidité des arguments, mais sur leur précision, leur rythme, leur capacité à marquer les esprits.
Le cadre, lui aussi, donne une dimension particulière à l’affrontement. Dans ce lieu diplomatique, les étudiants débattent comme de véritables représentants d’idées. Le parallèle est évident : ici aussi, il faut convaincre, structurer une pensée, répondre avec justesse sous contrainte de temps. CentraleSupélec déroule une stratégie solide, mais l’ENSAE répond avec une rigueur impressionnante. Le jury hésite, pèse chaque intervention, chaque nuance. Jusqu’au bout, rien n’est joué.
Ce type de confrontation révèle ce qu’est réellement le débat : une discipline exigeante où il faut défendre une position parfois imposée, s’adapter en temps réel, écouter pour mieux répondre et convaincre sans jamais sacrifier la rigueur. Autant de compétences devenues essentielles pour les ingénieurs et les décideurs d’aujourd’hui. À CentraleSupélec, elles ne sont pas accessoires. Elles prolongent la formation scientifique en lui donnant une portée plus large : celle de l’impact qui peut être appliqué à tous les secteurs de la société.
Ce soir-là, à l’ambassade de Tanzanie, il n’y avait ni évidence, ni marge. Seulement deux équipes exceptionnelles, séparées par un point. Et une certitude : dans l’art du débat, la différence ne tient parfois qu’à un mot… mais ce mot peut tout changer.
Bravo à nos étudiants : Enzo Antoniolli, Pauline Marcoux, Maël Dorard, Saskia Villanueva et Marie le Balc’h (élèves qui nous représenterons à l’Assemblé Nationale lors de la prochaine finale) ainsi qu'Alix Caboufigue, Maxime Duchemin, Nicolas Fagot, Tristan Loubradou et Paul Ourliac.

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Supervised by Divya Madhavan, Director of the Languages Department at CentraleSupélec and debate coach, CSDebating at CentraleSupélec includes two debate teams: a Bachelor's team and a Grande École team that competes in the French Debating Association (FDA) tournament.
The FDA tournament is an annual English-language debate competition, founded in 1993 with only four teams, which now sees 17 grandes écoles and universities competing. Inspired by British parliamentary debates, the tournament unfolds over several rounds in which participating teams debate a motion. Speakers for the "proposition" and "opposition" take turns delivering six-minute prepared speeches, then transition to improvisation and rhetorical strategies to persuade the audience and convince the judges.
On the evening of Tuesday, March 24th, it is past 9:30 PM, yet no one leaves the room. At the Tanzanian Embassy, all eyes are fixed on the verdict. Moments earlier, students from CentraleSupélec and ENSAE had delivered a semifinal of rare intensity. Arguments were presented with precision, rebuttals were meticulously crafted, and every speech seemed capable of swinging the outcome. Then the score is announced: 21 to 20. A single point separates them—enough to send CentraleSupélec to the final.
After their 2025 victory, CentraleSupélec students returned with a clear ambition: to confirm their win against Université Paris-Saclay at the prestigious Hôtel de Lassay, residence of the French National Assembly. But in the French Debating Association tournament, nothing is ever guaranteed. Each year, the level rises, teams strengthen, and expectations increase. This semifinal is a perfect illustration. Facing them, ENSAE allows nothing to pass. Exchanges are highly nuanced, English is mastered flawlessly, and improvisation becomes an art form. The difference is no longer only in the strength of arguments but in their precision, rhythm, and ability to leave a lasting impression.
The setting itself adds a special dimension to the contest. In this diplomatic venue, students debate as true representatives of ideas. The parallel is clear: here too, one must convince, structure thoughts, and respond accurately under time constraints. CentraleSupélec executes a solid strategy, but ENSAE responds with impressive rigor. The judges hesitate, weighing every intervention, every nuance. Until the very end, nothing is certain.
This type of confrontation reveals the true essence of debate: a demanding discipline where one must defend sometimes assigned positions, adapt in real time, listen carefully to respond effectively, and persuade without ever sacrificing rigor. These are all skills essential for today's engineers and decision-makers. At CentraleSupélec, they are not optional—they extend scientific training by giving it a broader impact: applicable across all sectors of society.
That evening, at the Tanzanian Embassy, there was neither certainty nor margin. Only two exceptional teams, separated by a single point. And one certainty: in the art of debate, sometimes the difference comes down to a single word… but that word can change everything.
Congratulations to our students: Enzo Antoniolli, Pauline Marcoux, Maël Dorard, Saskia Villanueva, and Marie le Balc’h (who will represent us at the National Assembly in the upcoming final), as well as Alix Caboufigue, Maxime Duchemin, Nicolas Fagot, Tristan Loubradou, and Paul Ourliac.
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