
Du 4 au 6 mars 2025, plusieurs acteurs clés se sont réunis autour de sessions pluridisciplinaires et d’ateliers en petits groupes. Des discussions ont été organisées sur des thématiques telles que la topologie des ferroïques, la conversion d’énergie, le neuromorphisme et les matériaux de faible dimensionnalité. Ces échanges ont permis de poser les bases de programmes de collaboration innovants et de projets communs entre CentraleSupélec et l’Université de l’Arkansas, avec une approche globale intégrant recherche fondamentale et applications industrielles.
Ce centre commun vise à faire progresser la recherche fondamentale sur les matériaux ferroïques afin de relever les défis de l’efficacité énergétique, du développement de solutions informatiques à haut débit, et de la transition vers un environnement plus vert et plus sûr.
Lors de l'événement, le Professeur Charles Paillard et la vice-chancelière adjointe Cynthia R. Sides de l’Université de l’Arkansas ont présenté leur vision pour ce partenariat, tandis que le Professeur Brahim DKhil et Cosme Milesi Brault du laboratoire SPMS de CentraleSupélec ont exposé les atouts et ambitions de l’école. L’événement a également bénéficié de l’appui précieux des diplomates américains Jonathan S. Shannon et Paul A. Sparks, de la division scientifique de l’Ambassade des États-Unis en France, qui ont contribué à souligner l’importance stratégique et internationale de ce partenariat.
Ce nouveau centre commun se positionne comme une plateforme d’excellence dédiée aux applications variées des matériaux ferroïques, allant des capteurs (par exemple pour les systèmes d’airbag et les écrans tactiles) aux actionneurs (micro-positionnement, réduction active des vibrations et ultrasons), en passant par la conversion et le stockage d’énergie dans des secteurs aussi divers que l’automobile, l’aéronautique, les énergies renouvelables et les réseaux intelligents. Par ailleurs, les applications en informatique et en microélectronique, telles que le développement de mémoires et de transistors, illustrent l’impact potentiel de cette initiative sur les technologies de demain.
Ce partenariat ouvre la voie à de nouveaux programmes de recherche, à des échanges internationaux et à la formation d’une nouvelle génération d’experts en matériaux intelligents. Ce centre représente ainsi une opportunité stratégique majeure pour propulser la recherche et l’innovation dans un secteur en pleine évolution, tout en favorisant des collaborations durables et en renforçant les liens entre institutions académiques et acteurs industriels.
- Se connecter pour poster des commentaires